Le problème des crédits injectés dans la création de l'entreprise, c'est tout simplement qu'ils sont selon moi, à fonds perdus.
Souvent les conditions sont tellement draconiennes qu'elles rebutent la majeure partie des entreprises sauf les plus grosses qui bénéficient de la majorité de l'aide en valeur. Les aides sont donc très inégales et souvent bien injustes.
Voilà les aides à réaliser:
Favoriser l'esprit d'entreprise, c'est favoriser la création.
De nombreux créateurs n'arrivent pas à boucler leur budget parce que pendant qu'ils créent, ils doivent pouvoir vivre, parce que plus l'investissement est important et souvent meilleures sont les perspectives.
Tout employé doit pouvoir se lancer dans la création d'entreprise. Il doit pouvoir arrêter de travailler et avoir la garantie de bénéficier d'une allocation chômage proportionnelle à ses droits et à son travail effectué, revalorisé d'une prime compensatrice, donnée par l'Etat et qui est identique, quelle que soit le salaire, dépendant uniquement des ressources familiales, du nombre d'enfants et de savoir si le conjoint travaille ou s'il y a des charges supplémentaires au foyer (handicapé, grand-parent à charge...).
En contrepartie, durant cette période rémunérée par les ASSEDICS, il ne peut percevoir de salaire et ne cotise aucune charge sociale. Cette aide est fournie par une nouvelle cotisation d'un faible pourcentage (+ 1 ou 2 % et non plafonnée sur les hauts salaires), additionnelle à la cotisation chômage des salaires.
Cette période est de 3 mois pour les personnes ayant travaillé au moins 6 mois durant les 12 derniers mois.
Cette période est de 6 mois pour les personnes ayant travaillé au moins 12 mois durant les 18 derniers mois.
Cette période est de 1 an pour les personnes ayant travaillées 24 mois dans les derniers 36 mois.
Cette période est augmentée à 15 mois pour les personnes ayant travaillé 36 mois daurant les 48 derniers mois.
Cette période passe à 18 mois pour les personnes ayant travaillé 48 mois durant les derniers 60 mois.
Et enfin, cette période passe à 24 mois pour les personnes ayant travaillé au moins 60 mois durant les derniers 72 mois.
La banque de développement des PME doit recentrer son rôle et doit être une émanation directe de la banque d'Etat dont j'ai parlé au chapître "Les Banques".
Création d'un fonds de subvention aux entreprises et de commissions d'expertise. Si un projet est jugé intéressant et viable par des experts, il doit impérativement être aidé par l'Etat.
En définitive, pour que cela fonctionne, l'initiateur d'un projet ne doit pas posséder avec sa famille, plus de 51 % des parts de l'entreprise. Lorsque plusieurs associés sont fondateurs, ils ne doivent pas posséder ensemble et avec leurs familles, plus de 66 % du capital. Plus il y a de monde concerné par la création d'une entreprise et plus, c'est un gage de sérieux.
La banque de développement des PME intervient dans la participation systématique à 10 % du capital avec à la clef, un prêt à très faible taux d'une valeur au moins égale à 20 fois la valeur de la participation.
De plus, un professionnel de l'entreprise, expert, est nommé pour accompagner l'entreprise pendant une période de 5 ans (période référence de remboursement du prêt accompagnant la création). Ces professionnels sont des experts recrutés par l'Etat sur la base de leur expérience de la création d'entreprise. Ils sont fonctionnaires.
Parallèlement à ces mesures, l'APCE est complètement refondue avec l'objectif avoué de proposer des services professionnels aux entreprises.
Enfin une agence primante est nommée, chargée de réaliser un nombre important de concours à la création d'entreprises, tous dotés de prix comme une subvention aux projets les plus prometteurs et les plus originaux par région et proportionnellement au nombre d'habitants de la région, avec une enveloppe totale de plusieurs dizaines de millions d'euros.
Bien d'autres petites mesures peuvent encore être réalisées.